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Poison d’avril

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Ce poison a commencé à se répandre à petite dose depuis bien avant ce mois d’avril. Le Virus du COVID-19 s’est répandu dans le monde et a provoqué de nombreux décès et encore plus de malades. La réaction ne s’est pas faite attendre – ou peut-être, si, un petit peu quand même -. Suite aux mesures gouvernementales, nous voilà donc en confinement. Tous également traités de la même manière, mais il s’avère que nous ne sommes pas tous égaux face au confinement. Être cloitré chez soi, ce n’est pas la même chose quand on est seul dans un grand appartement avec terrasse que quand on est un couple avec trois enfants dans un maigre 43m2. Le télétravail, ce n’est pas la même chose quand votre employeur n’y voit pas d’inconvénient ou quand votre employeur vous rappelle que votre profession ne permet pas le télétravail et que le confinement ne sera pas pour vous. Pensez au personnel d’entretien, aux employés du bâtiment ou à d’autres encore.

Et le dernier point est bien sûr que nous ne sommes pas psychologiquement égaux. Certains se plaisent à rester une semaine chez eux rivés devant un écran, d’autres suffoquent au bout de deux jours. Nos limites psychologiques sont toutes particulières. Et ils nous faut prendre conscience de ces effets. Moi, en tant qu’auteur, j’ai énormément de chance. Toutes mes séances de co-écriture peuvent s’effectuer aussi bien à distance qu’en présentiel. Je suis donc passé à distance. Toutes mes interventions en atelier et autres stages que je donnais ne peuvent se faire car les écoles et centres qui m’accueillaient ont fermé leurs portes. Donc, ce problème est réglé. Mais je préfère voir le verre à moitié plein ( et ma chance est aussi le fait de pouvoir y arriver) et me dire que je gagne du temps pour avancer sur mes projets personnels. Sortir une fois par semaine pour les courses, ne plus prendre les transports en commun, travailler en vase clos ne me pose pas de souci majeur. Au contraire, c’est une manière d’avancer en perdant moins de temps. Combien de semaines vais-je tenir ? Je ne sais pas mais comme on dit: “Jusqu’ici, tout va bien…” alors je continue.

Ce virus nous amène dans une situation curieuse que nous n’avions jamais connu précédemment, en tout cas, pas ceux qui n’ont pas connu les guerres mondiales. Une situation de crise. Et dès lors, on repère de manière plus flagrante la dualité de la politique. Dualité qui se ressent dans les décisions de ceux qui nous gouvernent. Prendre des décisions de sécurité sanitaire, et prendre des décisions économiques viables. Il faut sauver les gens (sinon, bon, on a échoué quelque part quand même) et il faut faire tourner l’argent (sinon, le système s’écroule et nous e ferons les frais, paraît-il). Deux mesures qui impliquent parfois des décisions opposées. On ferme les écoles pour raisons sanitaires (limiter la contamination chez les enfants et le personnel scolaire), on les rouvre pour raisons économiques (permettre aux parents de poser leurs enfants quelque part pour retourner travailler).

Ce confinement soulève plein de questions, il nous montre comment l’air se dépollue du fait que la circulation de tout types de véhicule diminue, il montre l’inutilité pour certaines professions de se cantonner à du présentiel au bureau, il montre les pénuries de notre système de santé, il montre que nous n’avons pas tant besoin que cela de la société de consommation, bref, il fait émerger tout un tas de réflexions qui incite les gens à parler d’un “Après” différent. Le monde peut changer. Et pour certains, il est sûr qu’il changera.

Mais quand la machine se relancera, que tout le monde retournera travailler, que les voitures pollueront à nouveau, que les magasins rouvriront, appelant à la consommation pour sauver l’économie, que les gens n’auront plus de sujet d’inquiétude, il risque fort d’apparaître que l'”Après” ressemblera énormément à l'”Avant”.

Nous aurons encore eu une prise de conscience que le monde peut être géré différemment, peut évoluer différemment, que nous pouvons changer la donne. Encore une. Mais c’est tout. Rappelons qu’une prise de conscience n’est que le début d’un éventuel changement.

L’alcoolique peut prendre conscience qu’il a un problème avec l’alcool, c’est un énorme pas. Ce n’est pas pour autant qu’il s’arrête de boire et que son monde va changer. Nous avons bien conscience que l’argent a pris le pouvoir sur l’humain dans nos systèmes politiques. Ce n’est pas pour cela que nous allons replacer l’humain au cœur du système et changer notre monde.

Oui, le monde doit changer. Oui, nous en avons conscience. Mais non, nous n’agirons pas pour qu’il change. Pourquoi ? Parce que les problèmes de notre monde ne nous impactent pas directement ? On reproche aux gouvernements de n’agir qu’une fois dos au mur, pour ne pas se crasher, mais ne faisons-nous pas pareil quand il s’agit de changer notre monde ? Nous nous convainquons qu’il n’est pas assez mal en point pour agir, et surtout que sa chute ne nous impacte pas suffisamment pour que nous nous bougions. Finalement, le monde bascule et moi, je me dis “Jusqu’ici, tout va bien…” et je continue ma vie. Mais quelle action entreprendre à mon niveau pour faire évoluer le système ? Dans l’ignorance de la réponse, je reste immobile.

Finalement, ce poison qui coule en nous n’est pas le virus du COVID-19, c’est peut-être l’immobilisme, la lourdeur mentale qui nous empêche d’agir à bon escient pour changer. Et c’est une maladie grave dont nous souffrons tous, un mal bien plus dangereux que le COVID-19, un fléau dont nous n’avons pas encore pris conscience, nous, les humains. Une plaie qui scellera probablement notre perte un jour, mais bon, comme on dit souvent: “jusqu’ici, tout va bien” alors continuons à vivre ainsi… Ou pas ?

A bientôt.

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La vie d’indé, 2éme partie

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J’avais commencé à vous évoquer le fonctionnement de la vie d’auteur et les changements qui nous sont tombés dessus fin 2019 dans “La vie d’indé”.

Et bien comme convenu dans ce précédent article, je reviens avec des nouvelles fraîches de mes tentatives de créer un compte à l’URSSAF.

Ce mois-ci, si vous l’aviez raté, il y avait un événement au Ground Control, près de la gare de Lyon dans le douzième arrondissement, organisé par le festival de LyonBD et la Sofia, intitulé sobrement “La BD prend le (Ground) control” se déroulant du 11au 15 mars. Conférences, ateliers, tout un programme pour parler BD et rencontrer des auteurs. Mais quel rapport avec la choucroute administrative ? Et bien, tout simplement, les représentants des institutions qui s’occupaient des auteurs étaient là, dans le désordre, les AGESSA, l’ADAGP, l’IRCEC, l’URSSAF, et j’en oublie ! tous ces noms ne doivent pas vous évoquer grand-chose et je ne vais pas rentrer dans le détail. Le cœur de mon souci, c’était l’URSSAF, et j’ai été content de pouvoir trouver un interlocuteur à qui parler pour savoir comment créer un compte comme auteur-artiste et être déclaré – car oui, je vous le rappelle, on ne peut envoyer de mail à l’URSSAF que lorsqu’on a un compte et le téléphone est un numéro surtaxé -.

Je me pose, j’attends mon tour, et là, je raconte ma tentative d’ouvrir un compte à l’URSSAF en décembre, et je vous la raconte aussi.

tout commence bien : La base, je me rends sur le site et je trouve l’endroit où je peux créer un compte. Je clique, et on me demande mon numéro d’activation. Ah , je n’en ai pas. Pas de panique, je trouve un formulaire pour en demander un. formulaire classique où toutes les mentions sont obligatoires. L’un des mentions demande d’indiquer le numéro de SIRET. Je n’en ai pas. Je suis auteur-artiste, je n’en ai jamais eu besoin. Mais heureusement, le formulaire propose une option “vous n’avez pas de numéro de SIRET”. Je lis. O me demande de me rendre au CFE et de remplir le formulaire approprié à mon cas. on me donne un lien.

Génial ! Je me rends sur le site approprié, et je trouve le formulaire. Ouf ! Tiens, c’est le même que celui de l’URSSAF qui me demande mon numéro de SIRET. Bon…

Je ne me démonte pas, je remplis le formulaire et je mets dans la case “Précisions” que je n’ai pas de numéro de SIRET car je suis auteur artiste depuis longtemps mais que je dois ouvrir un compte URSSAF – bla-bla-bla… Et j’envoie.

Précision, j’envoie par la poste bien sûr, car en 2020, il n’est pas possible de faire ce type de formulaire en ligne. Bref, passons, tout cela était en décembre, comme mentionné pus haut. Mars, je n’avais toujours pas reçu de réponse à mon formulaire incomplet. Maintenant, que faire ? Et je conclus là-dessus devant mon interlocuteur de l’URSSAF. La réponse fut simple.

Il m’explique qu’avant, avec les AGESSA, on n’avait pas forcément besoin de numéro de SIRET, c’était à la cool, en gros. Mais je ne devais pas m’inquiéter, car avec l’URSSAF, tout allait être repris en main et passé au crible. donc, je n’avais qu’à faire une demande de numéro de SIRET en tant que nouvelle activité !

Nouvelle activité, mon métier depuis plus de deux décennies ? Et quid de mes prestations passées ?

“Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien.” Donc, il m’a dit de demander un numéro de SIRET et après d’ouvrir un compte à l’URSSAF. Je le remercie et rentre chez moi.

Je lance la demande de numéro de SIRET en remplissant le formulaire, j’envoie et… Nous voilà ce soir.

Suite au prochain numéro – en tout cas, quand j’aurais des nouvelles – de cette saga qui prend doucement la forme d’une trilogie ! :^)

A bientôt…

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La BD numérique, de Angoulême à l’Internet

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Fin janvier, un long week-end se profile pour tous les fans de BD, il s’agit du rendez-vous incontournable de l’hiver, le FIBD. Comprenez Festival International de la Bande Dessinée qui s’installe à Angoulême. Ce festival est l’occasion de découvrir des BD, de faire la queue pour avoir des dédicaces, comme bon nombre de festivals BD. Mais c’est aussi et surtout la possibilité de découvrir au travers d’expositions, de rencontres, de masterclass, d’ateliers, de découvrir des œuvres, des auteurs, l’histoire de la BD et son avenir.

Je couvre le festival d’Angoulême pour 7BD depuis quelques années. On se retrouve avec d’autres collègues du site, comme Juju Gribouille, Flo ou Yann, pour couvrir des événements, prendre des photos, des notes, réaliser des interviews pour écrire des articles pour notre petit site sur la BD et son univers. De mon côté, j’ai voulu dans mes articles, entre autres sujets, en avant la BD numérique au festival.

Video-mapping nocturne avec des planches volantes sur l’hôtel de ville de Angoulême

A mes yeux, le festival d’Angoulême est fascinant par la quantité d’événements proposés. Il dure du jeudi au dimanche, avec maintenant des visites presse organisée le mercredi. Et bien si vous prenez ces quatre jours uniquement pour couvrir des événements et des expositions, vous ne pouvez tout faire ni tout voir ! c’est vous dire la richesse de ce vieux festival. Et, chose rare, le festival d’Angoulême propose des rencontres et des ateliers autour de la BD numérique. Le seul autre qui avait cette velléité à un moment était le festival LyonBD. Mais Angoulême détient la palme quant aux portes ouvertes sur le numérique.

Bon, j’avoue me sentir vraiment concerné par la BD numérique, en tant qu’auteur des aventures de Zéda ! Mais aussi en tant que membre du BD Lab, où nous sommes réunis avec quelques auteurs d’œuvres numériques, grâce au Laboratoire de l’édition, pour parler de la BD numérique et de son développement, de ses possibilités, de son actualité, et aussi de l’avancée de nos travaux respectifs.

Et cette année, à Angoulême, on a découvert pas mal d’avancées dans le domaine, avec l’application BDnF, lancée parla BnF, qui permet de créer votre propre BD numérique, la présentation d’un manga, Bravery, réalisé avec un outil de création innovant de BD numérique, ou encore la présence de plate-forme de diffusion de BD numérique, comme Mandrillcomics ou encore la toute jeune BayDay qui avait un stand. Si cela vous intéresse, j’ai parlé de tout cela plus en détail dans les articles suivants sur 7BD :

Il se passe énormément de choses. Tout cela avance. Mais ce qui nous manque, nous, auteurs pour le numérique de BD, c’est une plate-forme qui propose de diffuser de la BD numérique à différent formats spécifique de l’écran. Une plate-forme dans la même démarche que BayDay ou Mandrill, qui sont des plate-formes gratuites ouvertes à tous les auteurs, mais qui puisse proposer des formats numériques, comme le Webtoon, le Turbomédia, le Stripop, la BD interactive, avec du son (ou pas), des gifs (ou pas), d’autes tentatives (ou pas), enfin, un vrai palais pour que l’on puisse y trouver des œuvres reliées par leur envie de s’adapter à l’écran de manière spécifique. Un endroit où le lecteur pourrait faire son choix et découvrir des BD numériques de tout poils et de tout types.

Ce palais de la BD innovante serait-il un rêve ? Non, il est à portée de main. Les outils arrivent, comme l’outil de création de Kwalia, qui permettra de faire du Webtoon, du Turbomédia ou du scrolling horizontal, comme le Stripop. Les plate-formes peuvent le faire, Mandrill diffuse des gifs, des webtoons, mais pas de turbomédia. BayDay prévoit de s’ouvrir à la BD “enrichie”(comprenez créé spécifiquement pour le numérique) une fois que tout sera calé pour la diffusion de BD plus classiques.

Il nous faut juste patienter un peu et garder l’œil ouvert. Nous, auteurs, autant que vous, lecteurs. Cela fait des années que l’on nous dit que la BD numérique est à un tournant en France (tournant un peu franchi à l’étranger), mais j’ai l’impression que l’on s’approche du moment où ce tournant va être franchi…

A bientôt.

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Pamela Target, fin de la saison 2 !

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Hé oui, Pamela Target, la série audio que nous avons lancé avec mes deux co-auteurs et amis, Pascal et Katia, a passé un cap. Nous avons fini la saison 2 en décembre ! Si vous avez raté certains épisodes, ou si vous souhaitez écouter cette deuxième saison dans son intégralité, rendez-vous sur soundcloud :

Mais attention, si la saison deux est bouclée, la série n’est pas encore achevée. Elle finira en apothéose dans une saison trois délirante. Nous travaillons dessus et espérons bien revenir en force pour septembre 2020. Et d’ici là, bien sûr, nous aurons quelque surprises pour vous afin de vous faire patienter.

A bientôt…

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Climat à la une !

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Hé oui, Je suis membre de l’Atelier 54, une association de dessinateurs. Et nous produisons un fanzine, voire deux par an. Notre sixième fanzine était sur le climat. Et nous l’avons présenté lors du Salon SoBD de ce mois de décembre 2019.

En effet, les 6, 7 et 8 décembre, nous avons participé au salon SoBD de deux manières. Comme l’année précédente, nous avons monté une exposition de plusieurs des planches des dessinateurs de l’asso. Une exposition qui a pris place au café Les voltigeurs pour le Off du festival. Et nous avons eu un stand dans le salon. Sur ce stand, nous avons pu vendre nos fanzines, dont le petit nouveau sur le thème du Climat, dont voici la couverture :

Ce fut une très belle expérience. Nous avons tourné pour être toujours au moins trois voire quatre sur le stand. Et nous avons proposé à la vente nos fanzines mais aussi des cartes postales crées à partir des dessins de chacun.

Ce fut un week-end riche en rencontres, en dédicaces, en échanges avec du public venu de tout horizon. Des amateurs de BD polonais, des étudiants Chinois, des organisateurs d’événements Français et même un journaliste Coréen ! Comptez en plus de cela des amateurs qui ont acheté nos fanzines ou des cartes. Malgré les grèves qui ont bloqué la France, le salon était bien rempli et nombreux sont ceux venus à vélo, à pied, en métro, en moto, en trottinette pour profiter de ce petit salon.

D’ailleurs, dans cette petite vidéo de 7 minutes réalisée par SoBD, vous pouvez voir à 0’34 certaines des planches exposées dans le off, à 5’55 votre serviteur en train de réaliser une dédicace et à 6’13 notre stand Atelier 54 :

Merci aux organisateurs de nous avoir accepté, merci à l’équipe pour la super gestion du salon sur le week-end, merci au public d’avoir répondu présent en dépit des grèves de transport et merci à tous ceux qui sont venus nous voir. J’espère qu’en décembre prochain, nous pourrons remettre cela avec vous tous !

Alors à bientôt…

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Que de Bulles à Saint-Malo

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Hé oui, fin octobre, c’était le Festival Quai des bulles à Saint-Malo. Un festival autour de la BD organisé par les auteurs pour le public ! Et un festival qui appartient maintenant à la catégorie des plus gros festivals de BD de France.

J’ai eu la chance, cette année encore, de pouvoir m’y rendre. Mais non pas avec ma casquette d’auteur mais avec celle de chroniqueur. En effet, depuis plusieurs années, l’écris des articles sur les albums BD, festivals et autres événements autour de la BD pour deux sites : 7BD et A VOIR A LIRE.

Et on (entendez par là les autres chroniqueurs et moi-même) avons la chance d’être envoyé aussi pour couvrir des festivals. Nous assistons aux conférences, visitons les expositions et écrivons en retour des articles sur le sujet. Mais cette année cette chance a été double. En effet, A VOIR A LIRE est partenaire du festival Quai des Bulles. Et du coup, le festival qui proposait des rencontres avec différents auteurs dans les cafés de la vieille ville avait besoin de présentateurs pour animer ces rencontres et ils ont donc fait appel à leur partenaire. C’est comme cela que j’ai eu la chance, en plus de pouvoir couvrir le festival, d’animer deux rencontres. L’une avec Riff Reb’s, qui avait une exposition consacrée à l’ensemble de son œuvre (dont ses magnifiques Marines) et l’autre avec Davy Mourier et Stan Silas, pour leur BD Chatons VS. Dinosaures !

Beaucoup d’angoisse dans la préparation et pendant l’heure de chaque rencontre, la peur de dire des bêtises (ce qui n’a pas manqué avec Riff Reb’s, qui a eu la gentillesse de ne pas m’en vouloir), et la crainte de ne pas réussir à amener le public à échanger. Car le but de ses rencontres en villes est de créer du liant entre auteur et festivalier. En effet, mon rôle était d’animer mais aussi le plus possible de créer l’interaction avec les gens afin qu’ils se sentent à l’aise et posent des questions aux auteurs.

J’ai eu la chance, après un démarrage un peu anxieux pour moi, d’avoir assisté à un moment de grâce avec Riff Reb’s. Beaucoup d’éléments imprévus ont joué. Nous étions en terrasse d’un café, donc au même niveau que le public, la terrasse était petite, donc les passants pouvaient voir qu’un événement avait lieu et s’arrêter. La pluie a poussé les gens à se serrer encore plus sous l’auvent. Et Riff a été d’une disponibilité et d’un dynamisme incroyable. Le lien s’est créé naturellement et les gens ont pu timidement posé leur première question avant de se lâcher et d’entrer dans un vrai échange avec Riff sur son parcours, ses techniques, ses inspirations…

La deuxième rencontre avec Stan Silas et Davy Mourier s’est bien passé. Le lieu, le café de l’Univers, était moins propice à la proximité. En effet, la rencontre se déroulait certes en terrasse, mais sur une estrade, nous élevant par rapport au public et du coup, nous en éloignant. La terrasse était profonde et donc le micro nécessaire pour être entendu du fond. Mais heureusement, par leur chaleur, leur complicité et leur humour débridé, Davy Mourier et Stan Silas ont recréé la proximité perdue et le public a fini par enter dans le jeu et poser nombre de questions.

Je suis certes auteur mais aussi grand amateur de BD. Ces rencontres ont donc été aussi l’occasion pour moi de croiser (ou recroiser car j’avais déjà interviewé Davy Mourier pour 7BD) et de découvrir des auteurs, dans leur techniques de travail, d’écriture et de dessin, dans leur référence et leur manière de voir le monde. Ce fut donc un double exercice stressant mais passionnant.

Du coup, entre ces deux rencontres, j’ai pu me détendre en allant faire le tour des expositions, et découvrir des auteurs que je ne connaissais pas voir en apprendre plus sur certains que je connaissais déjà.

C’est dans ces moments-là que l’on se rend compte que la richesse d’un festival, ce sont aussi les événements organisés autour des stands et des dédicaces. Ceux qui vous permettent de découvrir des œuvres, au cours d’expositions ou de conférences, et surtout les créateurs, les auteurs, derrière ces œuvres, dans des masterclass ou des rencontres à échelle humaine comme propose Quai des Bulles.

A bientôt…

PS : En souvenir de ce festival, je me suis fendu d’une petite chronique dessinée A VOIR A LIRE que je vous laisse découvrir.

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Pam, Pam, Pamela Target… Série Gagnante 2019

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Pamela Target, la série de fiction audio sur laquelle je travaille comme co-auteur avec Katia Grivot et Pascal Senicourt, accessible gratuitement sur le site PamelaTarget , vient de remporter coup sur coup six prix à la cérémonie des potards, qui récompensent les fiction audio de qualité. Six récompenses donc, à savoir :

  • Meilleur humour,
  • Meilleure actrice,
  • Meilleur montage,
  • Meilleur sounddesign,
  • Meilleure série,
  • Meilleur scénario

Autant vous dire que pour nous trois, c’est une super bonne nouvelle. Alors grand merci à tous ceux qui nous ont soutenu depuis le début, et même à ceux qui nous soutiennent depuis peu !

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, Pamela Target a remporté le PodcastAward 2019 dans la catégorie Fiction !

Voilà de bonnes raisons d’aller écouter notre série qui est actuellement en pleine saison deux ! Mais de quoi ça parle ? Pamela Target est une dystopie barrée et funky, bourrée de références ciné, série TV, BD et jeux vidéos. Des animaux vivent dans une arche paradisiaque jusqu’à ce qu’un lapin péteur psychopathe et un bousier amnésique viennent semer le chaos. Heureusement, nos animaux vont se découvrir des super-pouvoirs et tenter de réaliser l’impossible ! Pourront-ils sauver l’arche ?

Attention c’est une série et donc ça s’écoute dans la chronologie !!!

Et si ça vous a plu, n’hésitez pas à aller découvrir d’autres séries audio sur le forum du Netophonix qui présente et recense dans l’échange et la bonne humeur toutes les séries audio – ou presque – !

Merci encore, et bonne écoute.

A bientôt…

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Le Nom de la Prose

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Un ancien nouveau projet !

Mais qu’est-ce que cela veut bien dire ? Je vous fais un petit résumé. Il y a quelques mois de cela, et même bientôt deux ans, j’ai été accepté dans le BD Lab du Laboratoire de l’édition.

Ce lieu, consacré à la chaine du livre numérique, est un incubateur pour start-up et d’entrepreneurs. Ila fait un appel à projet vers les auteurs, des projets de BD numériques. Et j’ai fait partie des six sélectionnés (et depuis, l’équipe s’est étoffée de nouveaux venus) avec un projet de BD numérique interactive, une BD “dont vous êtes presque le héros”.

Je ne rentrerai pas dans la technique ici, mais grosso modo, si vous savez ce qu’est un livre dont vous êtes le héros, et bien dites-vous que c’est le même principe en BD. Sinon, sachez qu’il s’agit d’un récit sous forme de BD à embranchement, où vous aurez à faire des choix pour avancer dans l’histoire.

Quant à l’histoire, voici un petit résumé.

Nous sommes en 1453, la guerre de cent ans vient de se terminer. Vous jouez le jeune novice Ballwin, accompagné de son fidèle ami Zéda, et vous voilà en route pour l’abbaye normande de Saint-Eloi, votre première “affectation”. Mais à cette époque, les routes ne sont pas sûres. Arriverez-vous entier à l’abbaye ? Tout dépendra de vos choix !

Ce vieux projet a pris un coup de jeune, car Philippe Rolland, un collègue du BD Lab, sélectionné pour son projet de BD numérique “Plasma Jungle”, a été intéressé pour que nous combinions nos talents.

Philippe est le fondateur du format Stripop. Un format de lecture de BD sous la forme d’un scrolling horizontal. Philippe m’a proposé d’utiliser le stripop pour raconter le nom de la prose. Ni une ni deux, nous nous sommes lancés dans la réalisation d’un prototype… qui n’est pas encore achevé, certes mais qui est en bonne voie.

Après vous avoir proposé ce teasing, vous aurez peut-être envie d’en savoir plus. Je reviens vers vous dès que notre prototype est achevé. ;^)

Pour ne pas vous laisser sans rien, voici la couverture.

La nuit… A gauche, Ballwin, à droite, Zéda.

A bientôt…

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Paris à la Une

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Une bonne nouvelle et un petit événement. Je préciserai que les deux sont liés.

En effet, le vendredi 28 juin au soir, sort le nouveau fanzine de l’atelier 54, consacré à Paris. Je fais partie de ce collectif et j’ai donc contribué d’une histoire courte de quelques pages sur le thème de Paris.

Et hop, un visuel !

Pour marquer le coup, un petit événement avec vente et dédicace est organisé par l’atelier 54 à la librairie Planète Dessin situé au 17 rue Littré dans le sixième arrondissement de Paris. Rendez-vous le vendredi 28 juin (je préfère le redire deux fois :^)) à partir de 19h.

L’occasion pour tout un chacun de découvrir une librairie sympa, un fanzine super sympa, ainsi qu’un collectif de dessinateurs ultra-sympas !

Et dernière petite info, pour ce fanzine, je me suis fendu d’une belle histoire en couleurs réalisé entièrement à l’aquarelle et à l’encre intitulée “Paris, ses veilles”. Toute ressemblance…

Au plaisir de vous croiser…

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Pamela Target repart pour une saison 2

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Bonjour à tous,

Hé oui, j’ai travaillé sur ce super projet audio avec deux autres co-auteurs tout aussi fou que moi, Katia Grivot et Pascal Senicourt. On avait réussi à pondre une saison 1 de 33 épisodes et on s’est lancé le défi de continuer avec la saison 2 de cette série de fiction audio qui devait normalement être composée de 3 saisons.

Une série audio, c’est une série de fiction qui s’écoute avec un casque. Pas d’image, il n’y a que le son pour vous raccrocher et vous faire suivre l’histoire. Et du coup, vous avez plus de chance de laisser vagabonder votre imagination car aucune image ne vous impose à quoi ressemblent les personnages ou les décors.

Notre série est feuilletonnante, il faut donc écouter les épisodes dans l’ordre pour suivre les intrigues. Des intrigues ? Mais de quoi ça parle ? Pamela Target raconte l’histoire d’animaux qui vivent dans une arche paradisiaque, où tout va basculer quand vont entrer en scène un bousier amnésique et un lapin péteur psychopathe. Oui, j’ai dit psychopathe. Donc à déconseiller aux enfants.

On voulait faire une série fun, barrée, funky et bourrée de références aux films et séries cultes de notre vie. Et on espère avoir réussi. Voici pour démarrer l’épisode 0 de la saison 2, un petit hors-série de Noël mais pas si hors-série que ça, of course :

Ça vous a plu ? Alors venez écouter la suite sur notre site Pamela Target ! scrollez en bas de page pour écouter les épisodes les plus anciens.

A bientôt…

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