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BONNE ANNÉE, BONNE NOUVELLE

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Bonjour à tous,

Pour commencer, malgré les vagues de confinement et de virus, je vous souhaite une très bonne année. Espérons le meilleur et anticipons le pire, comme disait ce – sans doute – grand philosophe dont j’ai oublié le nom !

Et l’année démarre pour moi avec une bonne nouvelle et une belle surprise. Comme vous le savez déjà – ou pas – je fais partie de l’Atelier 54, collectif de dessinateurs de BD qui proposons expositions, fanzines et autres activités autour de la BD.

Et bien cette année, on a eu l’immense honneur de faire partie de la sélection officielle pour le prix de la BD alternative du FIBD d’Angoulême, le célèbre festival de BD qu’on ne présente -presque – plus. Et cela grâce à l’un de nos fanzines de 2020, le numéro 7 sur le thème de la Lune. Je vous en parlais dans un article précédent.

Bon, la concurrence était rude car de très bons fanzines Français nous faisaient face, comme RITA ou LES RUES DE LYON, mais au niveau international, il y avait également du beau monde : Les Taïwanais de ZIGMA, les Brésiliens de CAFE ESPECIAL ou encore les Finlandais de KUTIKUTI entre autres. Et ce sont justement eux qui ont remporté le prix cette année. Oui, les annonces sont tombées fin janvier alors que le festival va être décalé au mois de Juin. Les mystères de l’organisation…

En tout cas, bravo à nos confrères Finlandais pour leur victoire et leur travail. Espérons qu’on aura la chance de croiser quelques uns des participants à Angoulême au mois de Juin, de feuilleter leur fanzines et de pouvoir échanger avec eux. C’était une très belle manière de démarrer l’année. Ça nous a redonné du cœur à l’ouvrage pour avancer sur nos productions !

En attendant d’autres bonnes nouvelles, portez-vous bien !

A bientôt…

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YES, ICAN

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Et non, il ne s’agit pas d’un article politique mais d’une bonne nouvelle que je voulais partager avec vous en cette fin d’année. En effet, j’ai démarré mon premier poste d’enseignant !

J’interviens à l’ICAN (le titre de cet article s’éclaire enfin), l’Institut de Création et d’Animation Numériques, dans le cadre de la formation Bachelor BD numérique qui s’étend sur trois ans. J’ai démarré le premier semestre avec les étudiants de deuxième année pour un module d’analyse de BD numériques et je vais avoir pour le second semestre les étudiants de troisième année.

Le début d’année m’a permis de rencontrer l’équipe pédagogique et les autres professeurs. C’était aussi un moment dont il fallait profiter vu la sauce à laquelle la crise sanitaire allait nous manger. En tout cas, j’ai été bien accueilli et les échanges ont été vraiment intéressants. J’avoue avoir presque eu envie de me métamorphoser en petite souris pour aller suivre les cours de certains de mes collègues. Mais mes dons de polymorphisme étant ce qu’ils sont, j’ai vite abandonné cette idée.

C’était vraiment intéressant de partager et d’échanger avec les élèves. Bien que l’on ait du se confronter à la crise sanitaire et que dès mon deuxième cours, tout se soit passé en distanciel. Ce qui m’a également permis de tâter (virtuellement) de ce fameux Discord dont on me rebattait les oreilles depuis si longtemps. Et bien finalement, quand on s’y met, ça se passe très bien et je dois admettre au final que je trouve cette plate-forme très pratique, voire même très sympathique.

Mais revenons au distanciel, ce n’était pas du tout évident de travailler avec des élèves dont j’entendais peu la voix et surtout dont je ne voyais pas le visage. C’était difficile de savoir si j’allais trop vite, ou pas assez vite, si je les perdais ou si ils avaient trop de temps et s’ennuyaient. Créer l’échange n’est pas évident. Sur Discord, pour éviter les parasites, les auditeurs coupent le micro. Et comme les webcams vous offrent de beaux avatars, tout d’un coup, vous vous retrouvez un petit peu seul. Heureusement, quand je les appelais pour avoir la réponse à une question, même s’il fallait compter le temps de réactiver le micro, ils intervenaient.

Et puis à côté de cela, je découvre la joie de la préparation des cours et des corrections des devoirs. C’est à ce moment qu’on sait qu’on a réellement mis le pied dans le corps enseignant, si je puis me permettre cette double expression.

J’espère en tout cas avoir su transmettre à mes étudiants certes des éléments pour analyser des BD, mais aussi la passion que j’ai pour le neuvième art, qu’il soit papier ou numérique et ce malgré le distanciel.

Et j’espère parvenir à partager cette passion avec les troisièmes années au second semestre.

A bientôt…

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SoBDécalé…

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Hé oui, Avec l’atelier 54, nous devions participer à l’édition du festival SoBD au premier Week-end de décembre, mais l’événement n’aura pas lieu pour raison de vous savez quoi…

Mais la bonne nouvelle est tombée, le SoBD, salon de la BD parisien n’est pas annulé, il est reporté au mois de février. Donc, le 5 et 6 février 2021, on sera présent – si tout va bien – pour vous accueillir et vous dédicacer nos nouveaux fanzines que vous n’aurez pas eu l’occasion de découvrir à la halle des blancs-manteaux en décembre.

Nous avions déjà bien conscience de ne pas maîtriser nos vies, mais nous sommes nombreux, en ces temps troubles, à ne pas avoir de vue sur l’avenir. Que pourra-t-on faire demain ? Et après-demain ? quels projets penser pour l’avenir ? finalement, nous réalisons peut-être juste ce qu’est vraiment la vie… En effet, n’est-pas étrange de se projeter sans se poser de questions dans un an, dans deux ans, voire dans dix ans ? Qui sait ce qui se passera demain ? ou dans une heure ? Qui sait ce qui se décide à haut niveau en ce moment même dans ce monde ? La vie reprend sa valeur inconnue. Enfin, l’avenir plus que la vie. Demain est mystérieux, source de surprises et d’étonnement. Oui, a priori, le soleil se lèvera et le monde tournera à peu près comme aujourd’hui. Mais cela n’a rien d’une certitude et c’est une chose que cette crise sanitaire tend à nous rappeler.

Finalement, au cinéma ou dans un livre, quand nous suivons un personnage et qu’inconsciemment nous anticipons ce qui va se passer, nous sommes surpris mais pas tant que ça par les événements. A quand remonte la dernière œuvre que vous ayez lue ou vue où vous vous demandiez tout le temps ce qui allait se passer pour le personnage dans une heure, demain ou après-demain. Cette œuvre que vous avez lue en vous disant que rien n’est jamais acquis et que l’avenir reste une nébuleuse floue où tout peut arriver… et tout arrive, ou presque, au protagoniste !

Moi-même, j’ai du mal à m’en souvenir. Peut-être Mulholland Drive, la première fois où je l’ai vue, et où je me demandais mais qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? Mais pourquoi il lui dit cela ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Sensation perdue après la première vision puisque connaissant l’histoire, quand je l’ai revue, les surprises étaient moins fortes. Une sensation donc dure à trouver et surtout à retrouver.

Et vous, avez-vous retrouvé quelle film,livre, spectacle, chanson, peinture ou autre œuvre vous a laissé cette sensation d’inconnu, d’inattendu, ce sentiment que l’on ne parvient pas à comprendre comment l’histoire va évoluer, que tout déjoue vos plans ?

A bientôt (j’espère)…

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Dédicaces au Festival BD6né

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Bonjour à tous,

Grande nouvelle puisque J’étais présent au festival BD6né pour deux raisons. La première, couvrir le festival pour 7BD, et la seconde, participer au stand de l’atelier 54 pour dédicacer notre nouveau fanzine Lune.

Hé oui, le nouveau fanzine de notre collectif est sorti. A l’intérieur, vous pouvez retrouver une aventure de Zéda le Maltais en 6 pages mais aussi plusieurs illustrations pleine page liée à la lune. Car le thème de ce septième numéro est… La Lune !

Une des illustrations lunaires réalisées pour le Fanzine Atelier 54 sur la Lune !

Nous avons tenu contre vents et marées, et surtout la bruine, notre stand au Hasard Ludique, métro Porte de Saint-Ouen, sur la voie ferrée désaffectée de la petite ceinture. Une expérience fort sympathique et l’occasion aussi de discuter avec les collègues des autres stands.

Cela nous a permis aussi de découvrir une superbe nouvelle édition du festival BD6né qui, pour la première fois, prenait place au Hasard Ludique le dimanche 27 septembre, après avoir démarré comme d’habitude à la médiathèque Marguerite Duras les vendredi 25 et samedi 26 septembre.

Mais pas le temps de chômer, car nous avons vendu et dédicacé plusieurs fanzines. Une après-midi géniale en compagnie de quelques autres “Bédeux” de l’atelier 54, tout aussi enjoués que moi.

Une fois ce festival terminé, on n’avait plus qu’à se lancer dans la préparation de notre prochain stand et expo au salon SoBD 2020, enfin, si le COVID le permet.

A bientôt…

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INKTOBER is BACK

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Chaque année, le défi Inktober est lancé pour le mois d’octobre. Chaque jour du mois, il s’agit de publier sur les réseaux sociaux un dessin illustrant un mot différent chaque jour.

La liste des 31 mots est disponible en avance et permet de se préparer au choc. Au début, les dessins devaient se faire à l’encre. Mais avec le temps, les règle se sont assouplies et grosso modo, tout est autorisé. Ne jamais oublier, par contre, de mettre les Hashtags #INKTOBER et #INKTOBER2020 en commentaire de votre dessin une fois publié pour qu’il soit repéré par les fans et les autres dessinateurs.

Je n’avais pas pu relever le challenge l’année dernière et je l’avais regretté. Cette année, j’ai retroussé mes manches pour me préparer. J’ai vu la liste des 31 mots et me suis demandé ce que j’allais faire de spécial. Quand soudain, j’ai repensé au haïku, ce court poème japonais de trois vers (mais pourquoi donc ? Je l’ignore).

Du coup, j’ai décidé de mettre en scène Zéda, mon héros de pixel et de papier, dans des dessins à multiples lectures. Comme le haïku joue sur les double, triple sens, les homophonies, les allusions, les symboles, les références littéraires, historiques, je suis parti dans la même direction. Des dessins à tiroir dont certains sens apparaîtront à certaines personnes tandis que d’autres comprendront un des autres sens. En ayant un dessin de base représentant quelque chose de figuratif quand même pour ceux qui voudraient juste profiter d’une illustration !

J’avais trouvé ma clé créative, et pour le graphisme, j’ai décidé de retourner aux sources et de n’utiliser que de l’encre. Encre noire et encre de couleur, pure ou diluée à l’eau, selon les effets recherchés.

Mon premier dessin #Inktober 2020, pour le mot FISH

Et voilà donc FISH, le premier dessin préparé pour cet Inktober 2020. Pour vous expliquer les sens cachés plus en détail, on voit sur ce dessin une lune (poisson-lune), un poisson volant, une tête de clown sur la plage (poisson-clown), une esquisse de tête de chat (poisson-chat), une scie (poisson-scie), et un crâne avec une fiole de poison. Poison se prononçant presque comme poisson. De l’eau, élément naturel du poisson, une nageoire de requin, nageoire donc poisson, une feuille volante, une fiche, qui résonne comme fish, poisson en anglais, et Zéda qui marche sur l’eau avec une auréole comme Jésus, car le poisson était aussi le symbole des premiers chrétiens. D’où les trois croix sur la colline au fond, représentant les trois croix du Golgotha. Et notre héros tient un poisson rouge dans une main et une chips dans l’autre, permettant d’évoquer le Fish & chips ! et pour finir, la calligraphie Japonaise sur le côté est le mot poisson écrit phonétiquement en Japonais (PO-A-SO-N).

Voilà, alors si vous avez envie de cogiter sur les prochains dessins de Zéda tout le long du mois d’octobre 2020, rendez-vous dans la rurique Inktober du Site de Zéda !

Et n’oubliez pas de partager vos dessins si vous participez !

A bientôt…

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L’Après rentrée !

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Ou la rentrée de l’après. En-dehors des contraintes sanitaires, des gestes barrières et des menaces pesantes de reconfinement, on pourrait presque dire que c’est une rentrée comme les autres. Mais souvent, pour des auteurs indépendants, une rentrée n’est pas la même histoire qui se répète, mais bien une nouvelle histoire où il va falloir trouver sa place. Et cette période estivale qui englobe une forme de pré-rentrée peut apporter son lot de surprise, de mystère et de rebondissement. Autant d’obstacles pour les protagonistes que nous sommes de nos propres vies !

Pour moi, cette rentrée va certes être différente pour les raisons pandémiques évoquées plus haut, mais aussi pour d’autres raisons. En effet, cette rentrée aura une saveur particulière, car elle voit arriver les dix ans de mon héros de papier et de pixel, Zéda !

Un petit dessin réalisé pour illustrer une chronique 7BD sur “LA BELLE SAISON” d’Alfred paru chez Delcourt.

Zéda suit donc son petit bonhomme de chemin depuis bientôt dix ans. Il se développe dans différentes directions, si bien que ce personnage et son univers sont devenus une source de projets multiples et polymorphes. Certains d’entre eux, pour ne rien vous cacher, j’aimerais les boucler pour marquer le coup des dix ans. On peut citer entre autres une BD au long cours, un court métrage d’animation et un clip animé ! et l’envie de développer la partie économique de Zéda, afin que je puisse être mieux rémunéré par les aventures de mon héros.

En plus de cela, Zéda est le héros d’une Web-série animée éco-solidaire soutenue par la société de Production Tavma.

Il participe au fanzine de l’atelier 54, dont sortent deux numéros par an. En effet, votre auteur préféré (ou presque) fait partie du collectif de dessinateurs issus des ateliers des beaux-arts de Paris qui s’est baptisé Atelier 54, au programme donc fanzines, mais aussi participations à des salons, dédicaces, expositions et projets BD !

Pour faciliter la tâche, je suis membre de plusieurs autres associations, dans des domaines fort différents. Je peux citer Brikabrac, pour la diffusion et la découverte du cinéma d’animation et la réalisation de films animés (j’anime des ateliers jeunesse de cinéma d’animation dans des centres d’animation et nous cherchons toujours un local qui pourrait faire office de studio de tournage), Kanopée, pour le soutien aux projets artistiques toutes catégories (nous réalisons aussi en plus des audios de communication institutionnels), L’association des rédacteurs, qui regroupe tous les rédacteurs du site A VOIR A LIRE (où j’écris des chroniques BD et livres mais je publie aussi une chronique dessinée mensuelle) et le collectif BUG de Paris, où l’on peut échanger sur le logiciel libre de 3D Blender (avec quelques passionnés, on essaye de relancer ces réunions mensuelles que le COVID mais aussi et surtout la disparition d’un des cofondateurs a mis à mal). Et j’avoue avoir dans un coin de ma tête un projet 3D pour mon héros de papier et de pixel !

Et puis à côté de cela, il y a des projets à différents états d’avancement, dont l’ultime saison de la fiction audio “Pamela Target” avec Katia Grivot et Pascal Senicourt, la série animée “Un Graal Pour Trois” avec Sylvie Février, la comédie “Fini de Rire” avec Frans Boyer, ou encore la BD d’aventure épique “El Guacho” avec Frans Boyer et Thierry Schneider. Je continue également les articles pour 7BD.

Et bien sûr, envers et contre tout, j’effectue toujours des missions de script-doctoring qui me permettent de rencontrer d’autres auteurs et d’apporter un coup de main pour améliorer leur scénario.

Plus quelques autres surprises dont il est trop tôt pour parler.

Ce qui donne à cette rentrée un avant-goût assez bien rempli, et le challenge de cette nouvelle saison va consister à réussir à s’organiser. en effet, comment gérer au mieux son emploi du temps pour faire avancer une masse de projets ? Où se positionner pour garder le cap de tout cela ? Ce sont des questions qui vont devenir prioritaires, surtout si je veux me garder du temps pour les dix ans de Zéda.

Car cette Après-rentrée me fait surtout réaliser que Zéda existe depuis dix ans, contre vents et marées, en pixel sur les écrans, en papier dans des fanzines, dans des expositions, en vidéo dans des films animés. dix ans où j’ai produit, créé et surtout appris. Appris des nouvelles compétences, appris des rencontres que m’a apportées Zéda, appris à m’accrocher au rêve fou que mon héros peut encore vivre de nombreuses années et qu’il pourrait trouver son public sans grande campagne de marketing.

Zéda, c’est un personnage qui cherche sa place dans la société d’aujourd’hui. en cela, nous pouvons tous nous identifier à lui. Ses déboires au jour le jour teintés de poésie, d’onirisme, de fantastique, ce contraste entre dure réalité sociale et douceur poétique, ça donne ce que j’ai baptisé “l’Odyssée du quotidien”. Le mélange entre le banal et le fantastique, le concret et le rêve, la réalité et la poésie. Le voyage difficile d’un héros dans un monde complexe et violent raconté avec tendresse et humour.

Avec cette rentrée sous le signe du COVID et de la crise sanitaire, je crois qu’on a tous besoin des tranches de vie drôles et touchantes d’un petit héros qui tente, jour après jour, de trouver sa place en ce bas-monde. Parce que finalement, n’est-ce pas ce que nous cherchons tous, savoir quelle est notre place sur cette terre ?

A bientôt…

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Ligne de Flottaison

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Oui, on navigue en eaux troubles depuis un certain temps. Confinement, déconfinement, risque de reconfinement, gestes barrières… De nombreuses activités suspendues ont repris tandis que d’autres sont encore en train de chercher un moyen de redémarrer sereinement.

Il est assez paradoxal de constater que si certains événements se mettent en place pour septembre en croisant les doigts qu’il ne se passe rien, pour d’autres c’est plus complexe. Il peine à trouver u moyen de fonctionner en tenant compte d’un large public qui va passer et circuler et le respect des gestes barrières. Et la question en suspens derrière tout cela et que va-t-il se passer cet automne ? Le virus saisonnier va-t-il se réveiller et redevenir virulent ou bien ne va-t-il tout simplement rien se passer. En terme de narration, si nous étions les auteurs du scénario de cette pandémie, on voit que l’on est plus dans le mystère. Le danger est présent, mais on ne sait pas s’il va resurgir ou pas. Il nous manque l’info du retour de la crise.

Le mystère est différent de la surprise. La surprise, cela serait si on prétendait avoir vaincu le virus, la société et le monde reprennent normalement, la crise est passée et puis derrière, soudain, en octobre ou en novembre, boum, hausse de la contamination et du taux de mortalité, le virus, tel l’empire, contre-attaque et fait des ravages. tout le monde est estomaqué, nous sommes bien dans le cas de la surprise.

Le mystère est plus générateur de tension, dans notre cas, que la surprise. Nous le constatons bien, nous sommes tous un peu tendus de ne pas savoir si le virus va revenir nous chatouiller les doigts de pieds ou pas. Comment gérer nos vies ? Faut-il reprendre normalement et faire comme si de rien n’était ?

La surprise, au contraire, ne génère pas de tension, puisqu’on ignore qu’il y a danger. Elle ne dure pas longtemps, puisqu’une fois que l’on sait que le virus rattaque, on réagit en conséquence. Elle est donc passagère, et même éphémère. On ne s’attendait pas à cette reprise, et elle arrive.

Plus compliqué, car nous sommes en même temps spectateur et acteur, à appliquer dans ce cas est le concept d’ironie dramatique. il faudrait que nous ayons une info en tant que spectateur que les acteurs n’aient pas. Etant donné que l’on est concerné et que nous vivons dans ce monde, ça devient plus compliqué. Mais si nous n’étions que spectateur, l’ironie dramatique consisterait à ce que nous voyons un rapport médical annonçant la hausse du nombre de malades, et que nous soyons les seuls à le voir. nous, spectateur, avons une informations que le monde n’a pas, et nous savons que le virus revient, mais le monde ne le sait pas. Nous avons donc une information que le héros de notre histoire (si l’on prend notre vaste monde comme héros, ce qui pose d’autres soucis mais là n’est pas le sujet de cette mini-explication) ne connaît pas. Du coup, nous sommes tendus, mais le monde ne l’est pas. Et nous craignons pur ce pauvre monde qui va se reprendre une belle claque en pleine figure !

Et si l’on pousse un cran plus loin, on peut parler d’ironie dramatique diffuse. Là, nous n’avons pas d’information, mais nous sentons que le virus pourrait revenir, alors que le monde l’ignore toujours (mais il ne se rend vraiment compte de rien, celui-là). Dans notre cas, il est plus difficile à appliquer. Ce serait d’entendre les membre de notre gouvernement annoncer que le virus ne reviendra pas, que la contamination a chuté, que la crise est passée. Et à la question du journaliste, “va-t-il revenir ? “, la réponse tombe. “il n’y a pas de raison qu’il revienne.” Et nous nous disons aussitôt, “En fait, il n’y a pas de raison qu’il ne revienne pas alors.” Et nous sentons que rien n’est résolu, et que le danger plane encore, alors même que nous n’avons aucune information précise, ni même imprécise d’ailleurs.

On notera que les ironies dramatiques génèrent une tension, on s’inquiète carrément dans le cas de l’ironie dramatique, et on s’interroge dans le cas de la diffuse.

Ces quatre techniques impliquent plus ou moins le spectateur dans le déroulé de l’histoire. L’ironie dramatique me semble toujours plus intéressante car elle soulève plusieurs questions de “comment notre héros va se rendre compte de cela ? Comment va-t-il réagir à cette découverte ? Le saura-t-il à temps ?” et il me semble qu’elle nous implique pus dans l’histoire, car on se dit “mais vas-y mon gars, bouge, fais quelque chose, le danger est sur toi !”.

Mais tout cela, ce n’est pas moi qui l’ai découvert, loin de là. Je n’ai fait que vous expliquer des notions très bien définies et détaillées dans la trilogie d’Yves Lavandier, “La Dramaturgie”, “Construire un récit” et “Evaluer un scénario”. Trois livres passionnants qu’il ne faut pas hésiter à lire et relire si vous êtes intéressé par l’acte d’écriture, par l’apprentissage des règles pouvant vous aider à la construction d’un récit. Et j’aurais pu vous parler de plein d’autres sujets tout aussi passionnants allant de l’objectif, les obstacles, le protagoniste et je m’arrête là car la liste serait trop longue ici.

J’espère que ce petit aperçu vous donnera une idée des questions que l’on peut se poser en tant qu’auteur, et des choix que l’on peut faire pour les résoudre. Dans le cas de notre pandémie en suspens, par contre, et des décisions à prendre pour mener nos vies en allant de l’avant malgré le danger qui plane, il ne nous reste qu’à suivre le proverbe “espérer le meilleur et prévoir le pire”. Certes, on se retrouve un peu à naviguer à vue au milieu de l’océan en attendant la vague, mais tant qu’on tient notre ligne de flottaison.

Et peut-être que quelque part, un spectateur cosmique nous regarde, et manque de tomber dans les pommes (spatiales) en lisant ma phrase. Il se redresse d’un bond et s’exclame “Mais non, bon sang, comment peut-il écrire cela ! Il ne peut pas rester sans rien faire alors que tout ça va leur tomber dessus ! Comment vont-ils s’en sortir ?”

A bientôt…

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La vie d’indé, 3ème partie

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Et oui, voici le troisième volet de cette fabuleuse trilogie administrative. En tant qu’auteur-artiste, je dois m’inscrire à l’URSAFF. J’ai donc fait les démarches, comme expliquées précédemment, pour rejoindre le cercle fermé et tant recherché des auteurs de l’URSAFF.

Imaginez ma joie quand j’ai reçu coup sur coup trois courriers consécutifs de cette administration à l’aura dissimulée de bienveillance. Le premier m’informait de l’obtention de mon numéro de SIRET dont je vais pouvoir désormais orner mes factures avec bonheur. Le second me validait ce numéro de SIRET. Oui, la logique URSAFFIENNE nous échappe parfois mais si ça leur chante de valider les numéros qu’ils accordent. Et le troisième m’informait des sommes d’argent que je devais à l’URSAFF. J’ai rejoint le cercle très fermé des auteurs devant 948€ à l’administration pour les remercier de s’être inscrit comme on le leur demandait.

J’ai visiblement eu plus de chance que mes camarades, car au verso du courrier se trouvait une explication de cette somme. Il s’agissait des charges sociales minimales que j’aurais à payer en 2020. Bon, j’aurais dû les payer de toute manière alors…

Ma bonne surprise de tout cela était que ces charges étaient divisés en deux versements, en bref, l’URSAFF me proposait un échéancier pour ne pas me réclamer d’un coup l’argent que je n’avais peut-être pas encore gagné. Quelle sympathie…

Et nous arrivons au moment où les démarches administratives se heurtent à la fracture numérique. Quand j’ai voulu régler mes charges, enfin, mon premier versement, autant profiter des largesses généreuses du système, il s’avère que tout vous oriente vers un règlement en ligne.

Après les impôts, c’est maintenant l’URSAFF qui suit la voie du tout numérique. Un chemin qui ne me dit rien qui vaille, car comment cela se passe pour ceux qui ne bénéficient pas d’un accès internet ? Ils doivent faire des queues dans leur centre d’impôts pour accéder à l’un des deux postes accessibles au public avec un conseiller pour leur expliquer comment faire. Déjà que c’est la queue quand il faut aller rendre sa déclaration, alors imaginez, une personne perdue devant un ordinateur, avec derrière elle qui attendent une vingtaine de personnes qui n’ont aucune envie de se retrouver dans la même situation.

Pour que le tout numérique fonctionne, faudrait-il encore que l’accessibilité au numérique pour le public dans les services public soit à la hauteur du public concerné. Ce qui ne me semble pas encore être le cas. Les démarches dans ce sens ont-elles été mises en place par le gouvernement ? Je n’en sais rien. L’avenir nous le dira.

Il fallait bien achever cette trilogie sur une ouverture plus large et la numérisation des paiements à l’URSAFF m’a donné cette petite occasion que je n’ai pas manqué de saisir. Rien de tel parfois pour achever une histoire que de se tourner vers l’horizon.

A bientôt…

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Festival en Cavale

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La pandémie a frappé beaucoup de secteurs, dont le secteur culturel. Certes, on a eu vent des coup d’arrêt du festival de Cannes ou encore du festival d’Avignon, ou bien de LyonBD. Mais il est aussi tout un tas de petits festivals qui sont également durement impactés par les mesures sanitaires prises pour lutter contre l’engorgement des hôpitaux.

Ces petits festivals ne feront jamais ni la une des journaux ni les breaking news des chaînes d’informations continues ni la nouvelle choc du JT. Et leur impossibilité d’exister, elle non plus, ne sera pas une nouvelle reprise et relayée par les médias.

Je ne pourrais tous vous les lister ici. Mais je vais parler de certains que je connais un peu.

Tout d’abord, le festival BD6Né créé et mis en place par une bande de passionnés de l’image, animée ou fixe. Ce festival fait le pont entre le cinéma, l’animation, la BD, le jeu vidéo et toutes formes d’art graphiques favorisant la rencontre entre ces supports. J’ai eu le plaisir de rencontrer Julien Savès et Marion Buannic, deux membres de la petite équipe de bénévoles qui se bat chaque année pour que ce festival ait la chance d’exister. A Échelle humaine, se déroulant en région parisienne, depuis quelques années en partie à la médiathèque Marguerite Duras dans le vingtième, ce festival propose un programme qui s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes avec des programmations jeunesses mais aussi des masterclasses, des rencontres avec des artistes, des projections de documentaires autour de l’animation ou de la BD. Un village BD permet de rencontrer des dessinateurs indépendants, des collectifs et de découvrir des talents peu connus du grand public. L’entrée est gratuite, sauf à certains événements comme les concerts de clôture par exemple. Oui, car la musique a aussi une place via des concerts dessinées dans ce petit festival. Il se déroule normalement au mois de juin et n’aura pas lieu cette année. Mais je vous recommande de vous tenir au courant et de venir y faire un tour pour la prochaine édition.

Un autre festival, ou salon ou convention qui va devoir passer son tour pour 2020 est le salon MP3@Paris. Un salon dédié à la fiction audio. Qu’il s’agisse de séries ou d’unitaires, il existe tout un univers de la fiction audio que j’ai eu l’occasion de découvrir grâce à notre série audio Pamela Target. Sur toute la France, des amateurs éclairés produisent de la fiction audio, dans la lignée du donjon de Naheulbeuk. Parodie, drame, comédie, SF, fantasy, vous y trouverez votre bonheur. Les créateurs sont là, à des tables, le temps d’une journée, et des conférences sont aussi organisées pour l’occasion. L’entrée est gratuite et il faut noter que là encore, Richoult, PhilGoud et toute l’équipe de bénévoles se démènent pour que cette convention puisse avoir lieu chaque année. Vous êtes curieux des fictions audio que l’on n’entendra jamais sur France Culture ? Alors tenez-vous informé de la prochaine édition du MP3@Paris.

Et comme on dit jamais deux sans trois, je voudrais parler d’événements un peu différents des festivals et des salons. Je pense aux événements organisés par les petites structures de la ville, les centres d’animations par exemple. Là encore, ceux-ci sont nombreux et restent dans l’ombre. Là aussi, avec la fermeture due au confinement, c’est le couperet qui tombe. Ces centres créent du liant dans le quartier au travers d’événements solidaires, comme des fêtes, des concerts, des événements, des journées spéciales, des rencontres, des conférences, des projections et que sais-je encore. J’ai eu la chance d’intervenir dans le centre d’animation de Montparnasse. Et dans ce petit lieu caché des yeux parisiens, situé sur la dalle au-dessus de la gare Montparnasse, la vie déborde. Et quand je dis la vie, je ne parle pas des ruches, des phasmes et des poissons présents sur place mais bien de Erick Aubourg et toute l’équipe de ce centre engagé, militant, écologiste et éco-solidaire qui organise des kyrielles d’événements dans la droite ligne de leurs convictions. Tenez-vous au courant sur leur page FaceBook.

Voilà trois parmi des milliers. Car ces anonymes de l’activité culturelle sont nombreux sur tout le pays, et apportent de la vie, font connaître des formes d’art différentes et surtout les rendent accessibles à tous, peut-être uniquement le temps d’un week-end, d’une journée, ou d’une après-midi mais c’est déjà beaucoup. Alors si vous souhaitez découvrir et aller faire un tour là où ça bouge en-dehors des lignes droites du mainstream autour de vous, je vous recommande de chercher des informations sur les petits événements qui se passent dans votre quartier, dans votre ville, bref, autour de vous, loin des JT et grands Journaux.

A bientôt…

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Poison d’avril

Poison d’avril published on Aucun commentaire sur Poison d’avril

Ce poison a commencé à se répandre à petite dose depuis bien avant ce mois d’avril. Le Virus du COVID-19 s’est propagé dans le monde, a provoqué de nombreux décès et rendu encore plus de gens malades. La réaction ne s’est pas faite attendre – ou peut-être, si, un petit peu quand même -. Suite aux mesures gouvernementales, nous voilà donc en confinement. Tous également traités de la même manière, mais il s’avère que nous ne sommes pas tous égaux face au confinement. Être cloitré chez soi, ce n’est pas la même chose quand on est seul dans un grand appartement avec terrasse que si l’on est un couple avec trois enfants dans un 43m2 mal agencé. Le télétravail, ce n’est pas la même chose quand votre employeur n’y voit pas d’inconvénient ou quand votre employeur vous rappelle que votre profession ne permet pas le télétravail et que le confinement ne sera pas pour vous. Pensez au personnel d’entretien, aux employés du bâtiment ou à d’autres encore.

Et le dernier point est bien sûr que nous ne sommes pas psychologiquement égaux. Certains se plaisent à rester une semaine chez eux rivés devant un écran, d’autres suffoquent au bout de deux jours. Nos limites psychologiques sont toutes particulières. Et il nous faut prendre conscience de ces effets. Moi, en tant qu’auteur, j’ai énormément de chance. Toutes mes séances de co-écriture peuvent s’effectuer aussi bien à distance qu’en présentiel. Je suis donc passé à distance. Toutes mes interventions en atelier et autres stages que je donnais ne peuvent se faire car les écoles et centres qui m’accueillaient ont fermé leurs portes. Donc, ce problème est réglé. Mais je préfère voir le verre à moitié plein ( et ma chance est aussi le fait de pouvoir y arriver) et me dire que je gagne du temps pour avancer sur mes projets personnels. Sortir une fois par semaine pour les courses, ne plus prendre les transports en commun, travailler en vase clos ne me posent pas de souci majeur. Au contraire, c’est une manière d’avancer en perdant moins de temps. Combien de semaines vais-je tenir ? Je ne sais pas mais comme on dit: “Jusqu’ici, tout va bien…” alors je continue.

Ce virus nous amène dans une situation curieuse que nous n’avions jamais connu précédemment, en tout cas, je parle pour les habitants de notre pays ceux qui n’ont pas connu les guerres mondiales. Une situation de crise majeure. Et dès lors, on repère de manière plus flagrante la dualité de la politique. Dualité qui se ressent dans les décisions de ceux qui nous gouvernent. Prendre des décisions de sécurité sanitaire, et prendre des décisions économiques viables. Il faut sauver les gens (sinon, bon, on a un peu échoué quelque part quand même) et il faut faire tourner l’argent (sinon, le système s’écroule et nous en ferons les frais, paraît-il). Deux mesures qui impliquent parfois des décisions opposées. On ferme les écoles pour raisons sanitaires (limiter la contamination chez les enfants et le personnel scolaire), on les rouvre pour raisons économiques (permettre aux parents de poser leurs enfants quelque part pour retourner travailler). Serait-ce là l’illustration politique du dilemme cornélien ? Quelque soit le choix, il y aura de la casse.

Ce confinement soulève plein de questions, il nous montre comment l’air se dépollue du fait que la circulation de tout types de véhicule diminue, il nous montre l’inutilité pour certaines professions de se cantonner à du présentiel au bureau, il nous montre les pénuries de notre système de santé et il nous montre que nous n’avons pas tant besoin que cela de la société de consommation. Enfin, tout dépend de quelle consommation on parle… Bref, il fait émerger tout un tas de réflexions qui incite les gens à parler d’un “Après” différent. Le monde peut changer. Et pour certains, il est sûr qu’il changera. L'”Après” sera “Autre”.

Mais quand la machine se relancera, que tout le monde retournera travailler, que les voitures pollueront à nouveau, que les magasins rouvriront, appelant à la consommation pour sauver l’économie, que les gens n’auront plus de sujet d’inquiétude, il risque fort d’apparaître que l'”Après” ressemblera énormément à l'”Avant”.

Nous aurons encore eu une prise de conscience que le monde peut être géré différemment, peut évoluer autrement, que nous pouvons changer la donne. Encore une. Mais c’est tout. Rappelons qu’une prise de conscience n’est que le début d’un éventuel changement.

L’alcoolique peut prendre conscience qu’il a un problème avec l’alcool, c’est un énorme pas. Ce n’est pas pour autant qu’il s’arrêtera de boire et que son monde va changer. Nous avons bien conscience que l’argent a pris le pouvoir sur l’humain dans nos systèmes politiques. Ce n’est pas pour cela que nous allons replacer l’humain au cœur du système et changer notre monde.

Oui, le monde doit changer. Oui, nous en avons conscience. Mais non, nous n’agirons pas pour qu’il change. Pourquoi ? Parce que les problèmes de notre monde ne nous impactent pas directement ? On reproche aux gouvernements de n’agir qu’une fois dos au mur, pour ne pas se crasher, mais ne faisons-nous pas pareil quand il s’agit de changer notre monde, ou même notre vie ? Nous nous convainquons qu’il n’est pas assez mal en point pour agir, et surtout que sa chute ne nous impacte pas suffisamment pour que nous nous bougions. Finalement, le monde bascule et moi, je me dis “Jusqu’ici, tout va bien…” et je continue ma vie. Mais quelle action entreprendre à mon niveau pour faire évoluer le système ? Dans l’ignorance de la réponse, je reste immobile.

Finalement, ce poison qui coule en nous n’est pas le virus du COVID-19, c’est peut-être l’immobilisme, la lourdeur mentale qui nous empêche d’agir à bon escient pour changer. Et c’est une maladie grave dont nous souffrons tous, un mal bien plus dangereux que le COVID-19, un fléau dont nous n’avons pas encore pris conscience, nous, les humains. Une plaie qui scellera probablement notre perte un jour, mais bon, comme on dit souvent: “jusqu’ici, tout va bien” alors continuons à vivre ainsi…

Ou pas ?

A bientôt.

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