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Paris à la Une

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Une bonne nouvelle et un petit événement. Je préciserai que les deux sont liés.

En effet, le vendredi 28 juin au soir, sort le nouveau fanzine de l’atelier 54, consacré à Paris. Je fais partie de ce collectif et j’ai donc contribué d’une histoire courte de quelques pages sur le thème de Paris.

Et hop, un visuel !

Pour marquer le coup, un petit événement avec vente et dédicace est organisé par l’atelier 54 à la librairie Planète Dessin situé au 17 rue Littré dans le sixième arrondissement de Paris. Rendez-vous le vendredi 28 juin (je préfère le redire deux fois :^)) à partir de 19h.

L’occasion pour tout un chacun de découvrir une librairie sympa, un fanzine super sympa, ainsi qu’un collectif de dessinateurs ultra-sympas !

Et dernière petite info, pour ce fanzine, je me suis fendu d’une belle histoire en couleurs réalisé entièrement à l’aquarelle et à l’encre intitulée “Paris, ses veilles”. Toute ressemblance…

Au plaisir de vous croiser…

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Storytelling

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Le storytelling a trouvé sa place dans tous les recoins de notre société. Les spectacles, les fictions, les documentaires, les publicités, – mais ça, on le sait de longue date -, mais aujourd’hui, les entreprises, le management, l’institutionnel, le storytelling est partout. Même pour se présenter, il faut une touche de storytelling. Le storytelling, c’est mettre un peu de narration dans le message que vous voulez faire passer. tout simplement. Viser l’émotion, raconter quelque chose.

Et du coup, qui dit storytelling dit… Storyteller ! En effet, il faut bien quelqu’un pour mettre de la narration et de l’émotion dans vos messages. On pourrait dès lors penser que les auteurs – les mieux placés pour faire du storytelling – vont trouver leur place, et même une bonne place, dans notre société.

Et bien non, la situation des auteurs est toujours aussi catastrophique. J’enfonce des portes ouvertes, mais il est quand même aberrant que celui qui écrit l’histoire à partir de laquelle on va faire un film, une pub, une BD, un message publicitaire, une présentation institutionnelle, ou que sais-je encore, soit celui dont le travail soit le moins reconnu. Celui dont on considère qu’il est normal qu’il soit payé en dernier, voire pas payé du tout.

Ce n’est pas vrai dans tous les secteurs, bien sûr, mais c’est malheureusement la norme dans beaucoup. L’auteur est souvent un travailleur indépendant, au statut d’auteur-artiste. Il est réglé sur facture. Mais tous les porteurs de projet savent qu’il existe cette phrase “Il est normal que tu travailles sans être payé, c’est ton projet, il te tient à cœur, non ?”. Vous noterez que quand une production initie un projet, les employés de la boite de prod gagnent un salaire à la fin du mois quand même. Quand vous venez les voir avec votre projet, on vous demande contribution – normal – et on vous sort la phrase fatidique précédente – moins normal -. Et au pire, si vous vous plaignez, ce n’est pas grave, personne ne donnera suite à votre projet.

Mais que faire alors ? Refuser tout en bloc ? Passer des heures à négocier pour ne rien obtenir ? Tout accepter en espérant des jours meilleurs ?

Je n’ai malheureusement pas de réponses qui fonctionnent, aucune solution miracle. Et nous sommes nombreux dans cette galère, à chercher le remède. Et pas seulement les porteurs de projet, mais aussi les auteurs qui travaillent peu ou pas payé sur des projets qui ne sont pas les leurs.

Aujourd’hui, personnellement, je rejette la solution tout accepter en attendant des jours meilleurs. J’accepte l’idée que mon travail a de la valeur et donc un prix. Et je calcule un prix décent pour le travail que je fais, un prix qui me permet de vivre décemment, pas dans le luxe, mais pas non plus dans la limite du seuil de pauvreté, et donc un prix honnête. Un seuil en-dessous duquel je ne descendrai pas. Et je m’y tiens, même si parfois ça me coûte une mission.

J’admets le principe que travailler avec des gens qui pensent m’exploiter me rapportera finalement moins que de ne pas travailler. En terme de disponibilité de temps, d’esprit, en terme de stress – bizarrement, les gens qui payent mal sont souvent les plus exigeants -.

Et aujourd’hui, je préfère galérer pour avancer et travailler rarement sur des projets rémunérateurs que d’avancer en travaillant souvent sur des projets qui payent mal et qui prennent trop de temps.

Évidemment, c’est un choix personnel. Je ne le recommande à personne. Pour moi, il fonctionne. Je ne suis pas riche, mais je suis bien dans ma peau. Finalement, la publicité m’aura appris une chose.

J’ai effectivement le pouvoir de dire non.

A bientôt…

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écrire et… raconter

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Écrire, nous le faisons tous les jours. Écrire des SMS, des mails, des adresses sur des enveloppes, remplir des formulaires. C’est quelque chose que nous avons eu la chance d’apprendre. Nous, cela veut dire une majorité de personnes, mais pas tous. Car dans le monde, il y a des milliers, des millions de personnes qui ne savent pas forcément écrire. Plus de 770 millions d’après l’ISU (L’Institut de Statistiques de l’UNESCO). Pour 7 milliards d’humains, cela fait environ 10% des gens qui ne savent pas écrire correctement, voire pas du tout.

10% ça fait peu, mais 770 millions, ça fait beaucoup. Toujours la différence entre relatif et absolu. Ce n’était pas mon sujet de départ, mais ce chiffre de 770 millions m’a un peu interloqué. Alors j’ai fait un détour pour en parler. Je pensais être chanceux, mais je suis doublement chanceux.

En effet, j’ai la chance de savoir lire et écrire correctement. Et j’ai la chance de pouvoir utiliser cette compétence pour raconter des histoires qui apportent un peu de rêve aux autres. Bien sûr, entre écrire des mails et écrire une fiction, il y a plus qu’un pas, et il n’est pas petit. La compétence d’écrire suffit pour écrire, mais elle ne suffit pas forcément pour raconter. Là, il y a d’autres compétences à développer.

D’autres compétences pas forcément dépendantes de l’écriture, car au tout début, avant l’écriture, on racontait de façon orale. Je peux citer les griots d’Afrique mais aussi les conteurs de tous les pays du monde. L’écriture a permis de fixer les histoires, elle n’a pas permis de les raconter.

Je m’attarde car souvent, on rencontre quelqu’un qui n’a jamais raconté prétendre que écrire une histoire, ce n’est pas compliqué, que c’est facile, qu’il pourrait en écrire des livres ou des films. Je pense que là, on mélange deux domaines, l’écriture et la narration. Aujourd’hui, il est normal de faire cette confusion car les deux sont intimement liés. On “écrit” un livre, on le publie, mais on oublie qu’on raconte l’histoire avant de la mettre sur papier, ou, au moins, au fur et à mesure qu’on la met sur papier. On “écrit” aussi une chanson, une pièce de théâtre, un poème, une BD, etc, etc…

Je me suis rendu copte de cela en réalisant des BD. Au départ, j’écrivais mes strips sous forme de petit scénario en trois lignes, ou moins. Et puis, je crobardais les cases – comprenez, je dessinais des dessins petits et brouillons pour me faire une idée du contenu des cases -, je crayonnais, j’encrais et zou, tout le monde au scan pour la publication. Et puis avec le temps, j’ai franchi un cap. Pour les histoires courtes, je les corbarde directement. Donc, techniquement, je n’écris plus ces histoires, je les dessine.

Est-ce que je cesse d’être un auteur pour autant ? Non. Pas plus que le romancier qui raconte son roman à son dictaphone et n’écrit pas une ligne. Pourtant, son roman est là, dans la boîte. Savoir raconter, ce n’est pas forcément savoir écrire.

Écrire a l’avantage de vous permettre de poser les choses sur papier (ou sur écran) et d’y réfléchir, d’y revenir, de retrouver e que vous aviez écrit plus tôt. C’est une aide capitale pour avancer et structurer son histoire, pour la relire et la corriger, l’améliorer. Mais ce n’est pas tout. Avant l’écriture, au-delà de l’écriture, il y a l’acte de raconter. Ça s’apprend. Et dans ce monde, je crois qu’il y a plus de gens qui ne savent pas raconter une histoire, la créer de toutes pièces, que de gens qui ne savent pas écrire. Mais je pense aussi que dans ces 770 millions de gens qui ne savent pas utiliser une plume ou un clavier, il y en a beaucoup qui n’auraient pas leur pareil pour vous raconter une histoire.

Mais heureusement pour nous tous, écrire, raconter, les deux s’apprennent.

A bientôt…

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Germent les rêves…

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Bonjour à tous,

Et voilà le printemps. renouvellement du cycle de la nature, renouvellement des fleurs et des germes, renouvellement de la vie, et renouvellement de l’inspiration ?

D’où nous vient l’inspiration ? On l’a ou on ne l’a pas ? Et si on ne l’a pas, comment faire ? Est-ce qu’elle se contrôle ? Autant de questions dont je n’ai pas forcément les réponses. et pour les quelques que j’ai, rien ne vous garantira qu’elles sont les bonnes. Mais je vais quand même tenter de partager avec vous mon fonctionnement intérieur. Tout de personnel et rien de général, donc.

D’où me vient l’inspiration ? Je me retrouve devant une page blanche, ayant pour travail (rémunéré ou non) d’écrire une histoire, un embryon de récit, un bourgeon d’idée. Et bien parfois, ça vient, je n’ai pas à chercher longtemps, tout coule, tout roule. Et parfois ça ne vient pas. Et c’est ce qui nous intéresse précisément. Qu’est-ce qu’on fait dans ce cas-là ? Qu’est-ce que je fais dans ce cas-là ? J’imagine les personnages, des personnages, une situation, j’essaye de laisser venir une scène, une piste, je regarde oùje dois aller, si je ne sais pas, j’essaye de trouver comment tout cela doit finir, pour revenir au début. Je triture, je remanie, je cogite, je me dissipe, j’abandonne, je reviens, je recommence. Bref, je n’ai pas de méthode en trois points. Je cherche le fil. Parce que chaque histoire a un fil. Votre histoire est quelque part autour de vous, elle flotte, elle attend. Elle attend que vous trouviez le fil, et ce fil, une fois que vous l’avez, il faut sentir que vous l’avez, et le tirer, et beaucoup de choses vont se dérouler. Pas tout, il faudra encore agencer, écrire, réécrire, mais ça, c’est une autre histoire.

At-ton l’inspiration, ou ne l’a-t-on pas ? Si on ne l’a pas, comment faire ? Je ne sais pas quand l’inspiration a commencé à être là. Si elle n’a pasété là de tout temps. Si à un moment, j’ai juste perçu le fil, et que je suis parvenu à le tirer, puis à en voir un autre, et ainsi de suite.Mais comment voir le fil. Comment faire si on ne le voit pas. Moi, je m’entraîne. Lire des livres, des BD, regarder des films, voir des expositions, écouter des musiques, des chansons. Et pas seulement au moment où vous avez besoin d’avoir de l’inspiration, mais tout le temps, tous les jours. Moi, c’est ma méthode. Est-ce que c’est ça qui marche ? Peut-être, je ne le jurerais pas, mais je pense que ça m’aide.

Mais une fois que l’on a dit tout cela, qu’on s’entraîne, qu’on travaille, qu’on cherche le fil, qu’on le trouve même, ensuite, est-ce que l’inspiration se contrôle ? Aucune idée. Pour ma part, est-ce que je contrôle mon inspiration ? Je ne pense pas. Je tente à chaque fois de trouver le fil, avec l’angoisse d’échouer, de ne pas le trouver. Mais j’ai travaillé avec différentes personnes qui avaient leur manière de trouver le fil, s’isoler, parler de tout et de rien, échanger avec une personne sur des points de l’histoire, chacun sa méthode.

Mais comme je disais plus haut, une fois le fil attrapé, il faut le tirer, et réunir les éléments de l’histoire. Et après, c’est une autre paire de manches . Tous ces morceaux d’histoire, il faut les structurer, les lier, les organiser. ET c’est là que commence le dur travail du scénariste, c’est la qu’on utilise les techniques, les règles de narration. Mais ça, c’est une autre histoire.

En attendant, n’oubliez pas, quelque part, autour de vous, flotte les fils des histoires que vous avez envie de raconter. Essayer de le voir, de le sentir, et de le saisir…

A bientôt,

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Pamela Target repart pour une saison 2

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Bonjour à tous,

Hé oui, j’ai travaillé sur ce super projet audio avec deux autres co-auteurs tout aussi fou que moi, Katia Grivot et Pascal Senicourt. On avait réussi à pondre une saison 1 de 33 épisodes et on s’est lancé le défi de continuer avec la saison 2 de cette série de fiction audio qui devait normalement être composée de 3 saisons.

Une série audio, c’est une série de fiction qui s’écoute avec un casque. Pas d’image, il n’y a que le son pour vous raccrocher et vous faire suivre l’histoire. Et du coup, vous avez plus de chance de laisser vagabonder votre imagination car aucune image ne vous impose à quoi ressemblent les personnages ou les décors.

Notre série est feuilletonnante, il faut donc écouter les épisodes dans l’ordre pour suivre les intrigues. Des intrigues ? Mais de quoi ça parle ? Pamela Target raconte l’histoire d’animaux qui vivent dans une arche paradisiaque, où tout va basculer quand vont entrer en scène un bousier amnésique et un lapin péteur psychopathe. Oui, j’ai dit psychopathe. Donc à déconseiller aux enfants.

On voulait faire une série fun, barrée, funky et bourrée de références aux films et séries cultes de notre vie. Et on espère avoir réussi. Voici pour démarrer l’épisode 0 de la saison 2, un petit hors-série de Noël mais pas si hors-série que ça, of course :

Ça vous a plu ? Alors venez écouter la suite sur notre site Pamela Target ! scrollez en bas de page pour écouter les épisodes les plus anciens.

A bientôt…

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Premiers vœux

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Bonjour à tous,

Je saisis l’occasion pour vous souhaiter une bonne année 2019 ! Ce sont les premiers vœux que je formule depuis ce site alors c’était aussi l’occasion de marquer le coup. Mais comment ? Pas de nouvelles particulières en ce début d’année, de nouveaux partenariats, de nouvelles résolutions, rien d’autre que les vœux qui justifie cet article.

Ce qui soulève une question: Faut-il toujours avoir une raison pour écrire ? Doit-on rentrer dans le cadre éternel de la dramaturgie pour toutes les histoires que l’on souhaite raconter, quelque soit leur format, du haïku de Basho ou du strip de Schultz jusqu’à la tétralogie de Wagner ou la comédie humaine de Balzac ?

Je réponds: non, pas forcément. En fait, pour savoir outrepasser les règles, il vaut mieux les connaître. Nous sommes libres d’écrire comme nous voulons, comme un architecte est libre de construire comme il veut. Mais deux choses rentrent en compte. Tout d’abord, pour quelle raison on écrit, et ensuite pour qui on écrit.

L’architecte doit savoir pourquoi il construit, et ensuite à qui ou quoi est destiné le bâtiment qu’il construit. Car cela va influencer sa manière de construire. L’auteur aussi.

Pourquoi j’écris ? Parce que je ne peux pas faire autrement. C’est le moment où je suis bien : quand je pose mes histoires sur le papier, quand je les dessine, quand je les filme, quand je les joue. Il n’y a pas grand-chose d’autre qui me fasse autant plaisir. Alors j’ai pris la décision de vouloir vivre de mes histoires, même si c’est compliqué. Ce n’était pas possible pour moi de vivre dans un travail inintéressant mais au salaire régulier et confortable à mes yeux les deux tiers de ma journée et de passer le dernier tiers à créer.

Je voulais créer la majeure partie de ma journée, quitte à galérer pour joindre les deux bouts et à n’avoir aucun salaire fixe. Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir fait ce choix. J’ai essayé les deux solutions et il ne fait aucun doute que je préfère ramer et créer.

Ce qui amène la deuxième question : Pour qui j’écris ? Quand on me passe une commande pour un scénario de Jeu ou de film, en discutant avec les gens, je sais qui est le public. Quand il s’agit de mes propres travaux, c’est plus difficile de définir qui aime mes histoires. Et du coup, je tournerai la question autrement : Qui sont les gens qui ont envie de lire mes histoires ?

Et bien cela, je suis encore aujourd’hui en train d’essayer de le comprendre. Alors du coup, pour m’aider à écrire, je me considère comme mon premier public, et j’écris des histoires que j’aime, dont je sois fier.

J’écris pour moi et pour les gens qui aiment les mêmes choses que moi, qui ont une vision du monde proche de la mienne, qui recherchent aussi des histoires qu’ils ne trouvent pas dans le mainstream qu’on leur propose autour d’eux. Ma seule question reste comment atteindre ces gens-là que je ne connais pas ?

Et le fait de savoir cela me permet d’expérimenter les zones de narration autour des règles et principes. Une histoire qui marche est une histoire qui provoque des émotions. Qu’elle suive les lignes définies par Aristote ou pas.

Alors en ce début d’année, je vous souhaite de trouver l’activité qui peut vous maintenir concentrée et attentif huit heures d’affilée sans jamais vous arrêter ni pour manger ni pour boire. Et une fois que vous l’aurez trouvé, je vous conseille de tout faire pour essayer d’en vivre.

Et si vous y arrivez, alors vous aurez trouvé le bonheur.

A bientôt…

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Exposition au Salon SoBD !

Exposition au Salon SoBD ! published on No Comments on Exposition au Salon SoBD !

Bonjour à tous,

Début décembre, j’ai eu la chance d’exposer avec mes collègues dessinateurs de l’Atelier 54 dans le Off du festival SoBD.

Le SoBD est un salon consacré à la BD – comme son nom l’indique – et aussi à ce qui se publie autour de la BD. Il y a conférences, ateliers et expositions !

Avec l’Atelier 54, un collectif de dessinateurs, on a pu exposer au café le Voltigeur situé 45 rue des Francs-Bourgeois.

Voici une photo de ma partie à l’exposition, vous pouvez aussi y voir les dessins d’autres artistes :

Quand j’ai dû décider de ce que j’allais exposer, est venu la question “Qu’est-ce que je raconte de mon travail avec cette expo ?”

Après réflexion, j’ai décidé d’axer l’expo sur le rapport cinéma et BD. Mon héros de papier, Zéda, est souvent vu comme aussi une manière d’explorer les univers classiques d’œuvres de cinéma, de musique, de BD ou de livres. Alors j’ai accentué sur la direction cinéma.

Afin de montrer un panel de mes activités graphiques, j’ai opté pour différents types de travaux, explorant tous un univers cinématographique ou touchant au cinéma. Les reconnaîtrez-vous sur la photo plus haut ?

Je voulais aussi montrer différents projets en création, que ce soit les photo-BD, la BD numérique, ou tout simplement l’illustration grand format (oui, A2, pour moi, c’est du grand format par rapport à mes habitudes de dessiner petit…).

Donc, en quelques travaux, montrer différents styles graphiques, pouvoir présenter plusieurs projets, et axer le tout sur la référence cinéma. Voilà ce que je voulais raconter. J’espère que ça a marché.

A bientôt…

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Inktober 2018

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Bonjour à tous,

Au mois d’octobre, c’était le challenge Inktober. Si vous ne connaissez pas ce défi, je vous explique. Pendant le mois d’octobre, il faut réaliser un dessin par jour à l’encre. Pour vous aider, chaque jour est donné un mot qui doit inspirer ou influencer votre dessin.

C’est simple, mais moins simple à réaliser. Cette année, je me suis frotté à Inktober mais mon métier d’auteur m’a vite rattrapé… Que pouvais-je raconter en un dessin ? Et comment créer du liant sur les 31 dessins à fournir.

Je suis alors parti d’un thème, ces grandes entreprises qui détruisent la base de notre vie, l’alimentation entre autres.

Et je me suis lancé. En me basant bien sûr sur mon héros de papier, Zéda.

Voici le premier dessin publié :

Je me suis servi du mot du jour comme titre du strip. Si vous avez envie de voir les 31 dessins, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de Zéda, rubrique Inktober !

C’est une expérience enrichissante mais quelle course de pondre un dessin par jour en lien avec le mot et le thème que je m’étais imposé.

Mais le vrai challenge reste d’aller à l’essentiel de la narration, puisque je me devais de raconter quelque chose en un dessin. En limitant les dialogues au minimum !

A bientôt…

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Tombent les feuilles

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Octobre. de quoi parle-ton souvent en octobre ? En premier lieu vient Halloween. Je pourrais partir dans un article pour vous raconter d’où vient Halloween, et on parlerait citrouille, Samaïn mais bon. Beaucoup l’ont fait et sans aucun doute mieux que je ne le ferais.

Je pourrais parler des feuilles mortes et vous dégoter un petit haïku sur le sujet avant de me lancer dans une longue interprétation et explication de textes pour trois petits vers.

Quand souffle le vent du nord –
Les feuilles mortes
Fraternisent au sud.

Yosa Buson (1716-1783)

Je vous offre le haïku mais je vous épargne l’interprétation. Déjà parce que je ne parle pas Japonais, et ensuite, car la culture me fait défaut pour interpréter toutes les nuances et deuxièmes sens et autres jeux de mots que l’on peut trouver dans ces petites perles condensées.

Octobre, c’est aussi l’automne. Et donc une certaine mélancolie. Il est encore un peu tôt pour chanter “Novembre toute l’année” mais c’est un peu l’idée que dégage cette chanson de Benjamin Biolay. Et qu’est-ce qui relie mélancolie et automne ? Est-ce parce que c’est la saison de transition qui annonce l’hiver ? Les arbres, les animaux, bref, la nature se prépare pour le grand blanc et le long silence. Est-ce parce que c’est la fin d’un cycle ? Du coup, chacun pense plus inconsciemment à ce qu’il a fait du cycle qui se termine, et les réponses appellent souvent à la mélancolie.

Cequi peut nous amener à à la question suivante : Trouvons-nous l’automne mélancolique car la saison se révèle comme inspirante dans le domaine des regrets et des changements ou bien est-ce parce que on a grandi dans une culture qui nous a répété pendant des années que l’automne, c’est mélancolique ?

Trouverions-nous l’automne tout aussi mélancolique si autour de nous, depuis notre enfance, on nous avait râbaché et montré que l’automne c’est la fête, que l’on va brûler les feuilles mortes et faire des grands feux de joie pour s’éclater et danser encore une dernière fois avant l’hiver ?

Si notre manière de percevoir l’automne dépend de notre culture, alors par extension, notre manière de percevoir les histoires aussi, non ? Les codes qu’elles utilisent, comme la scène de rupture d’un couple dans un bois où les feuilles rouges tombent autour du couple, s’appuient sur les codes culturels que nous avons inconsciemment absorbés pendant notre vie.

Et à quel point l’absence de connaissances des codes peut-elle nous empêcher de rentrer dans une histoire ? Et du coup, pourrais-je écrire des récits pour un public Japonais, Zoulou ou Inuit ? Il paraît que c’est possible, que Chaplin est universel et qu’il fait rire des berges de l’Amazonie jusqu’au confins de la steppe. Je ne suis jamais allé vérifier cela. Et du coup, je me fait le relais de cette information qui dit que les amazoniens seraient pliés en deux en voyant les sketches de Charlot.

On diot que le rire est universel, mais d’un autre côté, on dit aussi que l’on rit tous de choses différentes. Je pense qu’effectivement, les émotions sont universelles, mais que ce qui les provoque ne l’est pas. C’est même bien plus étroit que simplement culturel. Je veux dire, dans une même culture, deux personnes ne ressentiront pas les mêmes émotions face aux mêmes événements.

Alors comment raconter une histoire qui touche un maximum de monde ? Il n’y a pas de recettes miracle pour cela. Enfin, il y a un ingrédient de base, savoir pour qui l’on écrit. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut croire à ce que l’on fait, le faire du mieux que l’on puisse, et s’en remettre au hasard, divin ou pas. Et peut-être commencer par raconter quelque chose qui nous touche nous, auteur, nous, créateur de l’histoire.

En Post-scriptum,; cela me rappelle un livre que j’avais lu il y a quelques années, “Qu’est-ce que la littérature ?” de Jean-Paul Sartre. L’auteur se penche sur qui sont ceux qui écrivent les livres et pour qui ils les écrivent, et comment cela évolue au cours de l’histoire. Vous avez le titre, vous avez l’auteur, vous arriverez bien à le trouver par vous-même. Après tout, rechercher un livre, ça peut devenir le début d’une histoire.

A bientôt…

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Un début, un milieu, une fin

Un début, un milieu, une fin published on No Comments on Un début, un milieu, une fin

Souvent, c’est de là qu’on part pour développer une histoire : un début, un milieu, une fin.

Enfin, c’est vraiment le tout premier point de départ. Car après, les choses vont avoir tendance à ne pas se simplifier, voire même à se compliquer. Mais on en est pas encore là.

Revenons à notre trois points. Pour faire simple, on pourrait dire :

– Un début pour présenter l’histoire que nous allons raconter,

– Un milieu pour raconter comment évolue notre histoire,

– Une fin pour finir notre histoire.

C’est bien beau tout ça, mais ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. Et puis d’abord, c’est quoi une histoire ? A quoi ça ressemble ? Ça, c’est un début.

Comme cet article est le premier de ce site, c’est donc normal qu’il vous présente l’histoire qu’on va raconter. En fait, il vous donne le début ! Finalement, on retombe sur nos pieds.

Et maintenant, du coup, on peut entrer de plein pied (celui qui vous portera bonheur) dans l’histoire… ou plutôt dans les histoires.

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