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Premiers vœux

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Bonjour à tous,

Je saisis l’occasion pour vous souhaiter une bonne année 2019 ! Ce sont les premiers vœux que je formule depuis ce site alors c’était aussi l’occasion de marquer le coup. Mais comment ? Pas de nouvelles particulières en ce début d’année, de nouveaux partenariats, de nouvelles résolutions, rien d’autre que les vœux qui justifie cet article.

Ce qui soulève une question: Faut-il toujours avoir une raison pour écrire ? Doit-on rentrer dans le cadre éternel de la dramaturgie pour toutes les histoires que l’on souhaite raconter, quelque soit leur format, du haïku de Basho ou du strip de Schultz jusqu’à la tétralogie de Wagner ou la comédie humaine de Balzac ?

Je réponds: non, pas forcément. En fait, pour savoir outrepasser les règles, il vaut mieux les connaître. Nous sommes libres d’écrire comme nous voulons, comme un architecte est libre de construire comme il veut. Mais deux choses rentrent en compte. Tout d’abord, pour quelle raison on écrit, et ensuite pour qui on écrit.

L’architecte doit savoir pourquoi il construit, et ensuite à qui ou quoi est destiné le bâtiment qu’il construit. Car cela va influencer sa manière de construire. L’auteur aussi.

Pourquoi j’écris ? Parce que je ne peux pas faire autrement. C’est le moment où je suis bien : quand je pose mes histoires sur le papier, quand je les dessine, quand je les filme, quand je les joue. Il n’y a pas grand-chose d’autre qui me fasse autant plaisir. Alors j’ai pris la décision de vouloir vivre de mes histoires, même si c’est compliqué. Ce n’était pas possible pour moi de vivre dans un travail inintéressant mais au salaire régulier et confortable à mes yeux les deux tiers de ma journée et de passer le dernier tiers à créer.

Je voulais créer la majeure partie de ma journée, quitte à galérer pour joindre les deux bouts et à n’avoir aucun salaire fixe. Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir fait ce choix. J’ai essayé les deux solutions et il ne fait aucun doute que je préfère ramer et créer.

Ce qui amène la deuxième question : Pour qui j’écris ? Quand on me passe une commande pour un scénario de Jeu ou de film, en discutant avec les gens, je sais qui est le public. Quand il s’agit de mes propres travaux, c’est plus difficile de définir qui aime mes histoires. Et du coup, je tournerai la question autrement : Qui sont les gens qui ont envie de lire mes histoires ?

Et bien cela, je suis encore aujourd’hui en train d’essayer de le comprendre. Alors du coup, pour m’aider à écrire, je me considère comme mon premier public, et j’écris des histoires que j’aime, dont je sois fier.

J’écris pour moi et pour les gens qui aiment les mêmes choses que moi, qui ont une vision du monde proche de la mienne, qui recherchent aussi des histoires qu’ils ne trouvent pas dans le mainstream qu’on leur propose autour d’eux. Ma seule question reste comment atteindre ces gens-là que je ne connais pas ?

Et le fait de savoir cela me permet d’expérimenter les zones de narration autour des règles et principes. Une histoire qui marche est une histoire qui provoque des émotions. Qu’elle suive les lignes définies par Aristote ou pas.

Alors en ce début d’année, je vous souhaite de trouver l’activité qui peut vous maintenir concentrée et attentif huit heures d’affilée sans jamais vous arrêter ni pour manger ni pour boire. Et une fois que vous l’aurez trouvé, je vous conseille de tout faire pour essayer d’en vivre.

Et si vous y arrivez, alors vous aurez trouvé le bonheur.

A bientôt…

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Exposition au Salon SoBD !

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Bonjour à tous,

Début décembre, j’ai eu la chance d’exposer avec mes collègues dessinateurs de l’Atelier 54 dans le Off du festival SoBD.

Le SoBD est un salon consacré à la BD – comme son nom l’indique – et aussi à ce qui se publie autour de la BD. Il y a conférences, ateliers et expositions !

Avec l’Atelier 54, un collectif de dessinateurs, on a pu exposer au café le Voltigeur situé 45 rue des Francs-Bourgeois.

Voici une photo de ma partie à l’exposition, vous pouvez aussi y voir les dessins d’autres artistes :

Quand j’ai dû décider de ce que j’allais exposer, est venu la question “Qu’est-ce que je raconte de mon travail avec cette expo ?”

Après réflexion, j’ai décidé d’axer l’expo sur le rapport cinéma et BD. Mon héros de papier, Zéda, est souvent vu comme aussi une manière d’explorer les univers classiques d’œuvres de cinéma, de musique, de BD ou de livres. Alors j’ai accentué sur la direction cinéma.

Afin de montrer un panel de mes activités graphiques, j’ai opté pour différents types de travaux, explorant tous un univers cinématographique ou touchant au cinéma. Les reconnaîtrez-vous sur la photo plus haut ?

Je voulais aussi montrer différents projets en création, que ce soit les photo-BD, la BD numérique, ou tout simplement l’illustration grand format (oui, A2, pour moi, c’est du grand format par rapport à mes habitudes de dessiner petit…).

Donc, en quelques travaux, montrer différents styles graphiques, pouvoir présenter plusieurs projets, et axer le tout sur la référence cinéma. Voilà ce que je voulais raconter. J’espère que ça a marché.

A bientôt…

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Inktober 2018

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Bonjour à tous,

Au mois d’octobre, c’était le challenge Inktober. Si vous ne connaissez pas ce défi, je vous explique. Pendant le mois d’octobre, il faut réaliser un dessin par jour à l’encre. Pour vous aider, chaque jour est donné un mot qui doit inspirer ou influencer votre dessin.

C’est simple, mais moins simple à réaliser. Cette année, je me suis frotté à Inktober mais mon métier d’auteur m’a vite rattrapé… Que pouvais-je raconter en un dessin ? Et comment créer du liant sur les 31 dessins à fournir.

Je suis alors parti d’un thème, ces grandes entreprises qui détruisent la base de notre vie, l’alimentation entre autres.

Et je me suis lancé. En me basant bien sûr sur mon héros de papier, Zéda.

Voici le premier dessin publié :

Je me suis servi du mot du jour comme titre du strip. Si vous avez envie de voir les 31 dessins, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de Zéda, rubrique Inktober !

C’est une expérience enrichissante mais quelle course de pondre un dessin par jour en lien avec le mot et le thème que je m’étais imposé.

Mais le vrai challenge reste d’aller à l’essentiel de la narration, puisque je me devais de raconter quelque chose en un dessin. En limitant les dialogues au minimum !

A bientôt…

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Tombent les feuilles

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Octobre. de quoi parle-ton souvent en octobre ? En premier lieu vient Halloween. Je pourrais partir dans un article pour vous raconter d’où vient Halloween, et on parlerait citrouille, Samaïn mais bon. Beaucoup l’ont fait et sans aucun doute mieux que je ne le ferais.

Je pourrais parler des feuilles mortes et vous dégoter un petit haïku sur le sujet avant de me lancer dans une longue interprétation et explication de textes pour trois petits vers.

Quand souffle le vent du nord –
Les feuilles mortes
Fraternisent au sud.

Yosa Buson (1716-1783)

Je vous offre le haïku mais je vous épargne l’interprétation. Déjà parce que je ne parle pas Japonais, et ensuite, car la culture me fait défaut pour interpréter toutes les nuances et deuxièmes sens et autres jeux de mots que l’on peut trouver dans ces petites perles condensées.

Octobre, c’est aussi l’automne. Et donc une certaine mélancolie. Il est encore un peu tôt pour chanter “Novembre toute l’année” mais c’est un peu l’idée que dégage cette chanson de Benjamin Biolay. Et qu’est-ce qui relie mélancolie et automne ? Est-ce parce que c’est la saison de transition qui annonce l’hiver ? Les arbres, les animaux, bref, la nature se prépare pour le grand blanc et le long silence. Est-ce parce que c’est la fin d’un cycle ? Du coup, chacun pense plus inconsciemment à ce qu’il a fait du cycle qui se termine, et les réponses appellent souvent à la mélancolie.

Cequi peut nous amener à à la question suivante : Trouvons-nous l’automne mélancolique car la saison se révèle comme inspirante dans le domaine des regrets et des changements ou bien est-ce parce que on a grandi dans une culture qui nous a répété pendant des années que l’automne, c’est mélancolique ?

Trouverions-nous l’automne tout aussi mélancolique si autour de nous, depuis notre enfance, on nous avait râbaché et montré que l’automne c’est la fête, que l’on va brûler les feuilles mortes et faire des grands feux de joie pour s’éclater et danser encore une dernière fois avant l’hiver ?

Si notre manière de percevoir l’automne dépend de notre culture, alors par extension, notre manière de percevoir les histoires aussi, non ? Les codes qu’elles utilisent, comme la scène de rupture d’un couple dans un bois où les feuilles rouges tombent autour du couple, s’appuient sur les codes culturels que nous avons inconsciemment absorbés pendant notre vie.

Et à quel point l’absence de connaissances des codes peut-elle nous empêcher de rentrer dans une histoire ? Et du coup, pourrais-je écrire des récits pour un public Japonais, Zoulou ou Inuit ? Il paraît que c’est possible, que Chaplin est universel et qu’il fait rire des berges de l’Amazonie jusqu’au confins de la steppe. Je ne suis jamais allé vérifier cela. Et du coup, je me fait le relais de cette information qui dit que les amazoniens seraient pliés en deux en voyant les sketches de Charlot.

On diot que le rire est universel, mais d’un autre côté, on dit aussi que l’on rit tous de choses différentes. Je pense qu’effectivement, les émotions sont universelles, mais que ce qui les provoque ne l’est pas. C’est même bien plus étroit que simplement culturel. Je veux dire, dans une même culture, deux personnes ne ressentiront pas les mêmes émotions face aux mêmes événements.

Alors comment raconter une histoire qui touche un maximum de monde ? Il n’y a pas de recettes miracle pour cela. Enfin, il y a un ingrédient de base, savoir pour qui l’on écrit. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut croire à ce que l’on fait, le faire du mieux que l’on puisse, et s’en remettre au hasard, divin ou pas. Et peut-être commencer par raconter quelque chose qui nous touche nous, auteur, nous, créateur de l’histoire.

En Post-scriptum,; cela me rappelle un livre que j’avais lu il y a quelques années, “Qu’est-ce que la littérature ?” de Jean-Paul Sartre. L’auteur se penche sur qui sont ceux qui écrivent les livres et pour qui ils les écrivent, et comment cela évolue au cours de l’histoire. Vous avez le titre, vous avez l’auteur, vous arriverez bien à le trouver par vous-même. Après tout, rechercher un livre, ça peut devenir le début d’une histoire.

A bientôt…

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Un début, un milieu, une fin

Un début, un milieu, une fin published on No Comments on Un début, un milieu, une fin

Souvent, c’est de là qu’on part pour développer une histoire : un début, un milieu, une fin.

Enfin, c’est vraiment le tout premier point de départ. Car après, les choses vont avoir tendance à ne pas se simplifier, voire même à se compliquer. Mais on en est pas encore là.

Revenons à notre trois points. Pour faire simple, on pourrait dire :

– Un début pour présenter l’histoire que nous allons raconter,

– Un milieu pour raconter comment évolue notre histoire,

– Une fin pour finir notre histoire.

C’est bien beau tout ça, mais ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblick. Et puis d’abord, c’est quoi une histoire ? A quoi ça ressemble ? Ça, c’est un début.

Comme cet article est le premier de ce site, c’est donc normal qu’il vous présente l’histoire qu’on va raconter. En fait, il vous donne le début ! Finalement, on retombe sur nos pieds.

Et maintenant, du coup, on peut entrer de plein pied (celui qui vous portera bonheur) dans l’histoire… ou plutôt dans les histoires.

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